Les droits des autres créatures telles que les animaux

Les droits des animaux

L’Islam ne s’est pas contenté de garantir les droits de l’homme, il a également pensé aux animaux et leur a donné les droits dont la violation peut conduire son contrevenant en Enfer. Parmi ces droits, citons :

1 – Leur donner à manger et éviter de les priver de nourriture et de boisson jusqu’à la mort. Le Prophète dit :

« Une femme avait martyrisé une chatte en l’enfermant et la laissant mourir (de faim). A cause de cela, cette femme alla en Enfer, parce qu’elle ne l’avait ni nourrie, ni fait boire quand elle était enfermée et qu’elle ne l’avait pas laissée (non plus) manger des insectes de la terre. » .
Al Boukhari (3/1550), Hadith N° 1958

2 – Etre bon à leur égard et éviter de les torturer ou les faire souffrir en les surchargeant. Passant à côté d’un chameau qui s’était affaissé sous le poids de sa charge, le Prophète dit :

« Craignez Allah vis-à-vis de ces bestiaux qui ne parlent pas, utilisez-les comme montures en prenant soin d’elle et mangez-les également en prenant soin d’elles. » .
Ibn Khouzaïma (4/143), Hadith N° 2545

3 – Ne pas jouer avec eux, c'est-à-dire ne pas s’amuser à leurs dépens. Ibn Oumar t passant près des jeunes Qurayshites qui avaient attaché un oiseau et le prenaient pour cible, leur dit : Qui a fait cela ? Qu’Allah maudisse ceux qui ont fait cela, car j’ai entendu le Messager d’Allah dire :

« Maudit soit celui qui prend un être vivant pour cible. »
Mouslim (3/1550), Hadith N° 1958

4 – Ne pas les mutiler, car le Prophète dit :

« Maudit soit celui qui mutile les animaux. »
Mouslim (3/1550), Hadith N° 1958

5 – Ne pas les effrayer, ni leur faire du mal, ni les terroriser. Abdur-Rahman ibn Abdullah rapporte que son père a dit : « Alors que nous étions avec le Messager d’Allah au cours d’un voyage, il se retira pour faire ses besoins ; c’est alors que nous vîmes un guêpier accompagné de deux petits. Nous prîmes ses deux petits et le guêpier vint vers nous et se mit à agiter et étendre ses ailes. C’est alors que le Prophète revint et dit :

“Qui a affligé cet oiseau (en prenant) ses petits ? Remettez-lui ses oiselets”. Il vit aussi une fourmilière que nous avions brûlée et demanda : Qui a brûlé ceci ? -C’est nous, répondîmes-nous. “Il ne sied qu’au Seigneur du feu de punir à l’aide du feu !” dit-il. »
Abû Dâwud (2/7889), Hadith N° 5268

6- Lorsqu’on veut profiter de la chair des bestiaux licites destinés à être égorgés, l’Islam recommande de ne pas prolonger leur souffrance, d’éviter d’aiguiser le couteau devant la bête ou d’égorger une autre bête alors qu’elle regarde, et de ne pas briser son cou, ni la dépouiller avant qu’elle ne soit morte. Le Prophète dit :

« Allah a prescrit la bienfaisance en toute chose : lorsque vous tuez ou que vous vous égorgez une bête, faites-le humainement et de la meilleure façon. Vous devez aiguiser bien votre lame et donner à la bête le temps de mourir tranquillement avant de la dépouiller. » .
Mouslim (3/1548), Hadith N° 1955

L’Islam a cependant permis de tuer certains animaux et insectes dangereux pour l’homme afin de préserver sa vie qui a une prééminence sur celle de ces animaux et insectes, car il est plus noble que ces bêtes auprès d’Allah.

Si tels sont donc les droits des animaux dans l’Islam, que dire alors des droits de l’homme qu’Allah a préféré à toutes ces autres créatures et honoré :

( Certes, nous avons honoré les fils d’Adam. Nous les avons transportés sur terre et sur mer, leur avons attribué de bonnes choses comme nourriture et Nous les avons nettement préférés à plusieurs de Nos créatures. ) .
Sourate 17, verset 70

Il ne s’est pas contenté de prescrire la pitié envers les animaux, mais est allé plus loin en faisant de cette pitié une voie qui conduit au Paradis. Le Prophète dit :

« Un homme qui cheminait sur une route, et souffrait d’une soif ardente, trouva un puits. Il descendit dans ce puits et y but. Quand il remonta, il vit un chien tout haletant de soif qui mâchait la terre (humide). Cet animal, se dit l’homme, souffre de soif autant que j’en souffrais moi-même. Alors, descendant dans le puits, il remplit sa bottine d’eau et en abreuva le chien. Allah lui sut gré de son acte et lui accorda le pardon (de ses fautes)”. –Ô Envoyé d’Allah, s’écrièrent les assistants, aurons-nous une récompense pour ce que nous ferons pour les animaux ? Il y a une récompense, répondit-il, pour (le bien fait à) tout être doué d’un cœur sensible. » .