Les droits d’Allah impliqués par l’expression de l’Unicité

Il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah

Cette attestation implique ce qui suit :

1– L’unicité d’Allah dans Sa seigneurie : c’est reconnaître Son existence et qu’Il est l’unique Créateur de cet univers et de tout ce qu’il comporte, qu’Il est son Possesseur et que c’est Lui qui le gère. C’est Lui qui est auteur de toute chose dans cet Univers ; aussi, rien n’existe en dehors de Sa volonté, rien n’advient en dehors de Son décret. Allah I dit :

( La création et le commandement n’appartiennent qu’à Lui. Toute gloire à Allah, Seigneur de l’Univers. )
Sourante 7, verset 54

2– L’unicité d’Allah dans Ses Noms et Attributs : c’est avoir la conviction qu’Allah le Très Haut a les plus beaux Noms et les Attributs sublimes et qu’Il est exempt de tout défaut et de toute imperfection. Allah I dit :

( C’est à Allah qu’appartiennent les noms les plus beaux. Invoquez-Le par ces noms et laissez ceux qui profanent Ses noms. Ils seront rétribués pour ce qu’ils ont fait. )
Sourante 7, verset 180

Nous Lui attribuons les Noms et Attributs qu’Il s’est Lui-même attribués dans Son Livre et ou que Lui a attribués Son Messager Muhammad et par lesquels aucune créature ne Lui ressemble, sans entrer dans le comment de ces attributs, ni les vider de sens, ni leur donner de ressemblance, ni les assimiler aux attributs des créatures. Allah le Très Haut dit :

( Il n’y a rien qui Lui ressemble ; et c’est Lui l’Audient, le Clairvoyant. )
Sourante 42, verset 11

3– L’Unicité d’Allah dans le culte : c’est la conviction ferme qu’Allah est la seule vraie divinité, il n’y a pas de divinité en dehors de Lui, rien ne mérite d' être adoré, si ce n’est Lui. Allah I dit :

( Et nous n’avons envoyé avant toi aucun Messager à qui Nous n’ayons révélé : “Point de divinité en dehors de Moi. Adorez-moi donc”) .
Sourante 21, verset 25

Cette croyance implique aussi que les actes et les paroles du serviteur soient en conformité avec les prescriptions d’Allah et qu’il en fasse le moyen de gagner l’agrément d’Allah. Allah I dit :

( Ceux qui, par orgueil, se refusent à M’adorer entreront bientôt dans l’Enfer, humiliés ) .
Sourante 40, verset 60

Cette croyance implique que l’homme accomplisse les obligations qu’Allah lui a prescrites telles que :

La prière rituelle, qui a pour principal avantage d’éloigner l’homme de la turpitude et du blâmable, car Allah I dit :

( En vérité la prière rituelle préserve de la turpitude et du blâmable. ) .
Sourante 29, verset 45

L’acquittement de la Zakât qui compte de nombreux avantages : elle purifie l’âme, la débarrasse de l’avarice, permet de satisfaire les besoins des nécessiteux, d’apporter une aide aux indigents et aux pauvres et de revivifier l’esprit de la solidarité au sein de la société. Elle est prélevée chez les riches de la communauté et redistribuée aux pauvres. Allah I dit :

( Qui donne ses biens pour se purifier ; et auprès de qui personne ne profite d’un bienfait intéressé, mais seulement pour la recherche de la Face de son Seigneur le Très-Haut. ) .
Sourante 92, versets 18-21

Le jeûne (du Ramadan) qui apporte, entre autres, les bienfaits suivants : il permet d’acquérir la piété, d’extirper certains désirs du cœur et d’apprendre à mieux se contrôler. Allah I dit :

( Ô les croyants ! On vous a prescrit le Jeûne comme on l’a prescrit à ceux d’avant vous, ainsi atteindrez-vous la piété ) .
Sourante 2, verset 183

Le pèlerinage (à la Mecque), dont Allah souligne certains bienfaits dans ce verset :

(Pour participer aux avantages qui leur ont été accordés et pour invoquer le nom d’Allah aux jours fixés, sur la bête de cheptel qu’Il leur a attribuée ) .
Sourante 22, verset 28

Tous les actes d’adoration prescrits en Islam sont compatibles avec les capacités humaines et l’Islam n’impose pas à l’homme une charge supérieure à sa capacité, car c’est une religion de facilité comme Allah le dit :

( Allah veut pour vous la facilité, Il ne veut pas la difficulté pour vous. ) .
Sourante 2, verset 185

Et le Prophète dit :

« Quand je vous ordonne une chose, faites-la autant que vous le pouvez » .
Mouslim (4/1830),Hadith N 1337

Toutefois, certaines de ces obligations peuvent être levées dans certains cas :

La prière, par exemple, comporte des éléments obligatoires, comme la station débout lorsqu’on en est capable, mais lorsqu’on ne peut plus l’accomplir en étant débout, on l’accomplit assis et si on ne peut la faire assis, on la fait e'tendu et si l’on n’en est pas capable, on l’accomplit par des signes. De même, il est obligatoire pour les hommes d’accomplir la prière rituelle en congrégation et à la mosquée ; mais ils peuvent en être exemptés et l’accomplir chez eux : en cas de maladie, s’ils craignent pour leur sécurité, s’il fait trop froid ou si une forte pluie sévit. Quant à la femme en période des menstrues ou des lochies, elle est dispensée de la prière et n’a pas à rattraper les jours manqués, jusqu’à ce qu’elle recouvre sa pureté.

La Zakât n’est pas exigée de celui dont les biens n’ont pas atteint le seuil imposable, bien au contraire, on lui verse cette zakat s’il est pauvre.

Le jeûne n’est pas une obligation pour le malade incurable, qui doit alors nourrir des pauvres, à titre d’expiation. S’il s’agit d’une maladie bénigne, il compensera les jours manqués quand il sera guéri. La personne âgée qui a de la peine à accomplir le jeûne en est dispensée, mais doit s’acquitter de l’expiation. La femme enceinte qui craint pour sa santé ou pour son fœtus est dispensée du jeûne, elle le rattrapera après son accouchement. Il est aussi permis au voyageur de rompre le jeûne car le voyage comporte souvent des fatigues et des désagréments, mais on doit compenser les jours manqués par la suite. La femme en menstrues ou lochies est aussi dispensée du jeûne jusqu’à sa purification à la suite de laquelle elle compense les jours manqués.

Le pèlerinage n’est pas obligatoire pour celui qui en est incapable financièrement ou physiquement. Dans le second cas (incapacité physique), si la personne a les moyens financiers nécessaires, elle peut mandater quelqu’un d’autre pour faire le pèlerinage en son nom. Mais celui qui en est incapable financièrement en est dispensé jusqu’à ce qu’il ait les moyens nécessaires pour entreprendre le pèlerinage et assurer la subsistance de ceux dont il a la charge. Allah I dit :

( Et c’est un devoir envers Allah pour les gens qui ont les moyens d’aller faire le pèlerinage de la Maison. ) .
Sourante 3, verset 97

Lorsque l’homme est en danger de mort, il lui est permis –dans la limite du strict nécessaire– de manger ou de boire ce qu’Allah a interdit, comme la chair de la bête morte, du sang, de la chair du porc, du vin. Allah I à cet effet :

( Il n’y a pas de péché sur celui qui est contraint sans toutefois abuser ni transgresser) .
Sourante 2, verset 173

Saïd Qutb, commentant ce verset dit : « C’est la croyance qui reconnaît l’homme en tant qu’humain, différent de l’animal, de l’Ange ou du diable. Elle le considère tel qu’il est, avec ses forces et ses faiblesses, et tient compte du fait que c’est une entité composée d’un corps qui a des penchants, d’une raison qui exerce sa réflexion, et d’une âme qui a ses désirs propres. Par conséquent, elle prescrit des obligations qu’il peut assumer et veille à ce qu’il y ait un accord entre l’obligation et la capacité sans difficulté ni gêne. »